Galerie de l’à‰volution

La Galerie de l’évolution au Muséum
à Bruxelles, un outil pédagogique


- L’histoire de la vie en six chapitres et demi.
- Mille spécimens racontent un voyage à travers le Cambrien, le Dévonien, le Carbonifère, le Jurassique, l’à‰ocène et le présent.
- Les mécanismes de l’évolution sont révélés.
- Un regard vers l’avenir évoque la future évolution de la vie.
 

 
La galerie de l’évolution prend ses quartiers dans une salle historique, rendue à la majesté de ses volumes originels.
Le récit de l’évolution à avec son irréversible flèche du temps à se prête bien à un parcours quasi linéaire que suit le visiteur. La structure en paliers, inhérente au bà¢timent, permet aussi de rythmer le parcours physique à tout comme les longues périodes de quasi-stase ont ponctué l’histoire de la vie.
 
La visite s’articule en fait sur les moments-clés dans l’évolution o๠des acquis majeurs ont été engrangés, o๠des bifurcations cruciales ont pris place. Ce sont les zones du Cambrien, du Dévonien, du Carbonifère, du Jurassique et de l’à‰ocène. à€ chacune d’entre elles, le visiteur observe deux facettes. D’une part un panorama de fossiles marquants, aux caractéristiques significatives des nouveautés évolutives rencontrées à cette période. D’autre part un atelier qui fait découvrir ce qui est en jeu dans les dites nouveautés, leurs tenants et aboutissants. Bref, en quoi il s’agit d’une vraie bifurcation dans l’histoire de la vie.
 
La traversée des longues périodes de stase s’effectue par des « portes temporelles », des passerelles (intellectuelles et physiques) qui enjambent le temps et mènent à la zone de nouveauté suivante. Cette symbolique restitue bien le cà´té saltatoire de l’évolution.
 
A mi-parcours, une excursion a-temporelle est proposée. Il s’agit ici de décoder les mécanismes à constants et indépendants de l’histoire à qui règlent les processus évolutifs.
 
Les deux dernières périodes parcourues ont un statut spécial. La sixième est le temps présent ; sa biodiversité est le résultat des 3,8 milliards d’années qui ont précédé. Un choix délibéré a été posé : celui de ne pas considérer l’évolution humaine (abordée dans une autre salle du Muséum). Mais le vrai parti pris est d’éviter que la présence de l’homme en fin de parcours induise une idée de finalité de l’évolution… vers nous-mêmes.
La zone qualifiée de sixième et demi évoque des animaux du futur. Rêvés bien entendu, mais pas sans logique ni base scientifique dans l’extrapolation. Pour bien faire palper que l’évolution est un processus inhérent à la vie à et qui continuera imperturbablement quand nous n’y serons plus.
 
En pratique
- Galerie de l’évolution, Muséum des sciences naturelles
- Rue Vautier 29
1000 Bruxelles à Belgique
- www.sciencesnaturelles.be
- Courriel info@sciencesnaturelles.be
- Réservation (indispensable pour les groupes) +32 2 627 42 34
 
Gérard Cobut

 
Ce texte est paru dans Comprendre l’évolution, De Boeck, 2009.